La Place

Résumé du livre

La Place

Auteur : Annie Ernaux

Analyse de : Lise Ageorges

4.5/5 (5 avis)

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Que puis-je trouver dans ce résumé sur "La Place"

Ce document propose un résumé clair et détaillé de La Place de Annie Ernaux, dont voici un extrait :« De la mort de son père à la genèse du livreDeux mois après avoir été reçue au Capes, la narratrice apprend la mort de son père. La famille se retrouve autour des préparatifs de la cérémonie d’enterrement dans la demeure des parents. La narratrice a la sensation que tous ces préparatifs n’ont aucun rapport avec son père. Les habitués du café viennent commenter la triste nouvelle et apporter leur soutien à la famille. Après la célébration de la messe et l’enterrement, les gens du quartier se retrouvent au café pour partager un repas.Les jours qui suivent, la narratrice reste avec sa mère pour l’aider dans les démarches et les formalités. De retour chez elle, elle prend conscience de la nécessité d’écrire sur son père et sur sa relation avec lui. Rejetant le genre romanesque, inapproprié pour ce projet, elle décide de se cantonner au récit des faits et gestes, et de fuir le lyrisme.L’enfance du pèreLe père de la narratrice est né dans un milieu paysan. Son père était charretier et ne savait ni lire ni écrire. Sa mère travaillait à la maison comme tisserande. »Découvrez la suite dans le document.

A propos du livre "La Place"

Né du besoin de l'auteur d'écrire sur son père après la mort de celui-ci, le livre retrace la vie d'un homme issu du monde rural et devenu petit commerçant. Refusant tout sentimentalisme, Annie Ernaux évoque son père et sa relation avec lui de façon détachée et distante, et vise, par le dénuement de l'écriture, une certaine objectivité. Au-delà de la dimension biographique et personnelle du récit, La Place poursuit un but sociologique : l'étude du milieu des petits commerçants dans les années 40-70. L'ouvrage a été récompensé par le prix Renaudot en 1984.

Annie Ernaux

Née Annie Dechesne, cette écrivaine et professeur de lettres françaises est née le 1er septembre 1940 en Seine-Maritime. Issue d’un milieu social modeste et fille de parents commerçants, elle a passé son enfance en Normandie avant de poursuivre ses études à l’université de Rouen, puis de Bordeaux. Devenue enseignante, elle dispense ses cours dans différents collèges et lycées avant d’accepter un poste au Centre national d’enseignement à distance.

Annie Ernaux se lance dans la littérature en 1974 avec la publication de son premier roman autobiographique, un genre qu’elle conservera pour toute l’étendue de son œuvre littéraire, intitulé Les Armoires vides. L’histoire retrace l’enfance normande de l’auteure et introduit des thèmes qui deviendront récurrents dans ses prochains romans comme la figure maternelle, mais aussi celle du père ou encore la césure entre le monde modeste ouvrier dans lequel elle a grandi et celui, plus bourgeois, qu’elle côtoie en raison de ses études. Ce premier est aussi l’occasion pour Annie Ernaux de présenter son style épuré qu’elle veut objectif et dénué de toute tendance romanesque. Fortement influencée par la sociologie, on en retrouve les saveurs dans la plupart de ses ouvrages qui sont pour l’écrivaine française le moyen de raconter au monde sa propre existence et de « sauver quelque chose du temps où l’on ne sera plus jamais ». Chacun de ses romans raconte un épisode marquant ou une personne déterminante de son existence. Si elle dédie La Femme à sa mère disparue et évoque la maladie d’Alzheimer dont cette dernière souffrait dans Je ne suis pas sortie de ma nuit, elle n’hésite pas à aborder des sujets plus personnels tels que sa propre sexualité dans Passion simple ou encore l’avortement qu’elle a subi dans L’Événement.

Si elle est admirée et adulée par le milieu universitaire, dont les œuvres font fréquemment l’objet de thèses, la critique littéraire se fait parfois plus cinglante. Toutefois, Les Années, une fresque sociale qui débute au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et qui mêle les descriptions du contexte historique de l’époque et le récit de la propre vie de l’auteur, fait l’unanimité dans la presse littéraire. Le roman, publié en 2008 aux éditions Gallimard, sera d’ailleurs récompensé du prix Marguerite-Duras et du prix François-Mauriac. La même année, Annie Ernaux se voit décerner le prix de la langue française pour l’ensemble de son œuvre.

Également engagée politiquement, l’écrivaine française n’hésite pas à faire connaitre ses opinions politiques et à soutenir ouvertement Jean-François Mélanchon lors des présidentielles de 2012. La même année, indignée par la publication d’un texte de Richard Millet de 18 pages faisant l’apologie d’Anders Breivik – Éloge littéraire d’Anders Breivik –, Annie Ernaux rédige une critique virulente dans Le Monde, dans laquelle elle précise que « traiter par le silence et le mépris un texte porteur de menaces pour la cohésion sociale, c’est prendre le risque de se mépriser soi-même plus tard. »

Annie Ernaux, en adoptant une démarche littéraire fortement empreinte de sociologie, a complètement redéfini le genre de l’autobiographie et apporté un vent de nouveauté et de fraicheur à la littérature française.

Informations techniques

ISBN numérique : 9782806219725-RES

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