Une femme

Résumé du livre

Une femme

Auteur : Annie Ernaux

Analyse de : Laurence Beaujard

4.5/5 (9 avis)

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Que puis-je trouver dans ce résumé sur "Une femme"

Ce document propose un résumé clair et détaillé d'Une femme d'Annie Ernaux, dont voici un extrait :« La mort de la mère d’Annie ouvre le récit : « Ma mère est morte le lundi 7 avril [1986] à la maison de retraite de l’hôpital de Pontoise, où je l’avais placée il y a deux ans » (p. 11).La narratrice conte en détail sa visite à sa mère morte et les jours qui ont suivi : formalités administratives, choix du cercueil aux pompes funèbres, cérémonie religieuse et enterrement en Normandie avec toute la famille.L’impossibilité pour Annie de réaliser de simples gestes quotidiens suffit à dire son état émotionnel à ce moment : « Je ne faisais rien en dehors des tâches nécessaires pour vivre, les courses, les repas, le linge dans la machine à laver. Souvent j’oubliais dans quel ordre il fallait les faire […] » (p. 20). Le besoin d’écrire est venu peu après ; la narratrice annonce son projet : «  […] chercher une vérité sur [sa] mère qui ne peut être atteinte que par des mots » (p. 23). »Découvrez la suite dans le document.

A propos du livre "Une femme"

Publié en 1988, Une femme est le 5e ouvrage d’Annie Ernaux. Il fait partie d’une trilogie parentale avec La place, récit de la mort de son père, et La honte, où l’auteur revient sur la tentative de meurtre de son père sur sa mère.

À la suite de la mort de sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, Annie Ernaux, dans Une femme, retrace le parcours de cette mère forte, depuis son enfance jusqu’à son veuvage et sa maladie.

Écrit à la première personne, cette œuvre est un mélange de descriptions sociologiques et de souvenirs personnels, qui veulent à la fois évoquer toute l’ambivalence des sentiments d’une fille envers sa mère et tracer le portrait de « petites gens ».

Annie Ernaux

Née Annie Dechesne, cette écrivaine et professeur de lettres françaises est née le 1er septembre 1940 en Seine-Maritime. Issue d’un milieu social modeste et fille de parents commerçants, elle a passé son enfance en Normandie avant de poursuivre ses études à l’université de Rouen, puis de Bordeaux. Devenue enseignante, elle dispense ses cours dans différents collèges et lycées avant d’accepter un poste au Centre national d’enseignement à distance.

Annie Ernaux se lance dans la littérature en 1974 avec la publication de son premier roman autobiographique, un genre qu’elle conservera pour toute l’étendue de son œuvre littéraire, intitulé Les Armoires vides. L’histoire retrace l’enfance normande de l’auteure et introduit des thèmes qui deviendront récurrents dans ses prochains romans comme la figure maternelle, mais aussi celle du père ou encore la césure entre le monde modeste ouvrier dans lequel elle a grandi et celui, plus bourgeois, qu’elle côtoie en raison de ses études. Ce premier est aussi l’occasion pour Annie Ernaux de présenter son style épuré qu’elle veut objectif et dénué de toute tendance romanesque. Fortement influencée par la sociologie, on en retrouve les saveurs dans la plupart de ses ouvrages qui sont pour l’écrivaine française le moyen de raconter au monde sa propre existence et de « sauver quelque chose du temps où l’on ne sera plus jamais ». Chacun de ses romans raconte un épisode marquant ou une personne déterminante de son existence. Si elle dédie La Femme à sa mère disparue et évoque la maladie d’Alzheimer dont cette dernière souffrait dans Je ne suis pas sortie de ma nuit, elle n’hésite pas à aborder des sujets plus personnels tels que sa propre sexualité dans Passion simple ou encore l’avortement qu’elle a subi dans L’Événement.

Si elle est admirée et adulée par le milieu universitaire, dont les œuvres font fréquemment l’objet de thèses, la critique littéraire se fait parfois plus cinglante. Toutefois, Les Années, une fresque sociale qui débute au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et qui mêle les descriptions du contexte historique de l’époque et le récit de la propre vie de l’auteur, fait l’unanimité dans la presse littéraire. Le roman, publié en 2008 aux éditions Gallimard, sera d’ailleurs récompensé du prix Marguerite-Duras et du prix François-Mauriac. La même année, Annie Ernaux se voit décerner le prix de la langue française pour l’ensemble de son œuvre.

Également engagée politiquement, l’écrivaine française n’hésite pas à faire connaitre ses opinions politiques et à soutenir ouvertement Jean-François Mélanchon lors des présidentielles de 2012. La même année, indignée par la publication d’un texte de Richard Millet de 18 pages faisant l’apologie d’Anders Breivik – Éloge littéraire d’Anders Breivik –, Annie Ernaux rédige une critique virulente dans Le Monde, dans laquelle elle précise que « traiter par le silence et le mépris un texte porteur de menaces pour la cohésion sociale, c’est prendre le risque de se mépriser soi-même plus tard. »

Annie Ernaux, en adoptant une démarche littéraire fortement empreinte de sociologie, a complètement redéfini le genre de l’autobiographie et apporté un vent de nouveauté et de fraicheur à la littérature française.

Informations techniques

ISBN numérique : 9782806220745-RES

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