L'Idiot

Résumé du livre

L'Idiot

Auteur : Fédor Dostoïevski

Analyse de : Claire Cornillon

4/5 (10 avis)

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Ce document propose un résumé clair et détaillé de L’Idiot de Dostoïevski dont voici un extrait :

« Dans une voiture 3ème classe du train de Varsovie se rencontrent Rogojine, Lébédev et le prince Lev Nikolaïevitch Mychkine, qui est de retour en Russie après avoir passé sa jeunesse en Suisse pour guérir de ses crises d’épilepsie. Arrivé à Saint Pétersbourg, le prince va rendre visite à la femme du général Epantchine. C’est elle aussi une Mychkine, mais elle fait partie de sa famille éloignée et il aimerait donc la connaitre. Le général l’accueille avec méfiance mais finit par le recevoir. Le prince entre ainsi dans le cercle des relations des Epantchine.

Afanassi Ivanovitch Totski, un homme de 50 ans, aimerait épouser l’une des filles du général Epantchine. Mais il a recueilli une jeune fille orpheline quand elle était enfant, Nastassia Philippovna, et devenue adulte, celle-ci a entièrement changé de caractère et conspire désormais, dit-il, à faire son malheur. Effrayé par Nastassia, il craint qu’elle n’entrave  son mariage. Il va la voir avec le général : l’affaire semble arrangée mais Afanassi reste inquiet. »

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A propos du livre "L'Idiot"

L’Idiot, publié en 1868, est un roman long à la structure et à la narration complexes qui raconte l’histoire du prince Mychkine, un homme naïf et bon, victime de crises d’épilepsie et que les autres personnages qualifient souvent d’idiot. Revenu en Russie après avoir vécu en Suisse, il noue des relations avec une série de personnages. Il aime Nastassia Philippovna qui l’a humilié et rejeté, mais nourrit aussi des sentiments pour Aglaia Epantchine. À la fin du roman, le prince retombe dans sa maladie, après l’assassinat de Nastassia. Les divers rebondissements et les tensions entre les différents personnages sont l’occasion de poser des questions plus larges sur Dieu, sur le mal ou sur le libre arbitre.

Fédor Dostoïevski

Né le 30 octobre 1821 à Moscou et décédé le 28 janvier 1881 à Saint-Pétersbourg, Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski est encore à ce jour considéré comme l’un des plus grands écrivains russes de tous les temps.

Fils d’un père médecin, Fedor et sa famille vivent une existence aisée et luxurieuse grâce à la clientèle que s’est constituée leur père. Exerçant à l’hôpital Marie, ce dernier, s’il est respecté pour sa profession, n’hésite pas à distribuer les coups et les injures dès qu’il se met à boire. C’est dans cette atmosphère violente et empreinte de terreur que Fedor grandit, en entendant chaque jour sa pauvre mère supplier son mari et demander grâce. Enfant fragile, Fedor vit mal le départ de sa mère à la campagne lorsqu’il est à peine âgé de neuf ans. Toutefois, les vacances annuelles à Darovoïe, où sa mère s’est retirée, sont pour le jeune garçon une source de plaisir et de découvertes inépuisable. Si Fedor voue une haine féroce pour ce père absent et violent, il se voit néanmoins en lui et se trouve des points communs avec cet ivrogne qui le martyrise. En 1837, sa mère décède de la phtisie et son père, indifférent au sort de son fils, plonge définitivement dans l’alcool et l’abandonne aux bons soins de l’école des Ingénieurs militaires de Saint-Pétersbourg. Là-bas, il apprend les mathématiques et l’artillerie, mais, surtout, il y découvre la littérature, dans laquelle il se plonge avec délectation. Il fait la connaissance d’auteurs célèbres tels que Shakespeare, Balzac, Corneille, Racine ou encore Pouchkine et se met à l’écriture.

En 1839, Fedor Dostoïevski apprend le décès brutal de son père, qu’on dit torturé et assassiné par des moujiks, mais son autopsie attribuera sa mort à une crise d’apoplexie. Cet évènement provoque toutefois en l’écrivain de forts sentiments de colère, mais aussi de culpabilité et de remords, lui qui avait tant de fois imaginé et souhaité ce parricide. L’obsession pathologique que Fedor nourrit pour son père le suivra toute sa vie et marquera de son empreinte l’ensemble de sa production littéraire. Ce n’est qu’avec son dernier roman, Les Frères Karamazov, en 1880, qu’il parviendra enfin à se libérer du joug psychologique de son géniteur.

En 1844, alors âgé d’à peine 22 ans, Dostoïevski publie son tout premier roman, Les Pauvre Gens, qui connaitra un succès immédiat. L’auteur est alors propulsé sur le devant de la scène et évolue dans les milieux mondains de la bourgeoisie russe. Mais son ascension ne dure pas, son attitude abattue lui valant de nombreuses railleries et ses deux romans suivants ne rencontrant pas le succès escompté.

Jugé et condamné à mort pour avoir évolué dans le cercle fouriériste de Petrachevski que l’empereur soupçonne de comploter contre lui, Fedor Dostoïevski est gracié en dernière minute et voit sa condamnation commuée en exil. Il sera condamné à être déporté au bagne en Sibérie. Finalement, sa peine sera réduite à quatre ans de travaux forcés et à un service militaire en tant que soldat. En 1854, il est affecté à Semipalatinsk, où il s’éprend de Maria Dmitrievna, qu’il épouse en 1857 après avoir éliminé sa concurrence. Après avoir retrouvé ses privilèges de noble et son droit de publier librement ses ouvrages, Dostoïevski se remet à l’écriture et publie la même année Souvenirs de la maison des morts qui raconte ses années de bagne. En 1859, après avoir obtenu sa retraite de l’armée, Fedor fonde, avec son frère Mikhaïl, une revue nationaliste, Le Temps, qui sera interdite en 1863 à la suite d’une publication considérée trop contestataire. En 1862, Dostoïevski voyage pour la première fois en Occident. En 1867, il épouse en deuxième noce sa sténographe Anna Grigorievna, mais, malade et couvert de dettes, l’homme sombre dans le jeu pour tenter de subvenir aux besoins de la famille de son frère, décédé en 1864. Farouchement opposé à la démocratie bourgeoise européenne, qui place l’argent au centre de ses considérations, Fedor développe un nationalisme chauvin et dénonce l’exploitation des pauvres gens dans Crime et Châtiment.

Après plusieurs années d’errance et de misère financière, l’écrivain renonce finalement au jeu et, en 1880, il publie son dernier roman qui marque l’apogée de son art : Les Frères Karamazov. Dedans, on y retrouve ses deux thèmes de prédilection, à savoir l’existence de Dieu et la force de la passion. Vouant un véritable culte au peuple russe jusqu’à sa mort, en 1881, d’une hémorragie, Fedor Dostoïevski aura marqué le monde de la littérature russe.

Informations techniques

ISBN numérique : 9782806241375-RES

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