Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Résumé du livre

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Auteur : Mathias Enard

Analyse de : Maria Puerto Gomez

4.5/5 (1 avis)

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Que puis-je trouver dans ce résumé sur "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants"

Ce document propose un résumé clair et détaillé de Parle-leur de batailles de rois et d'éléphants de Mathias Enard, dont voici un extrait :

« 1. Une femme (une danseuse, apprend-on plus tard) dévoile les tréfonds de l’âme de Michel-Ange. Elle le sait en proie à des sentiments contradictoires, partagé entre son envie mêlée de crainte de s’abandonner au monde enivrant de la nuit et sa soif de gloire et de fortune.

2. Mai 1506 : répondant à l’invitation du sultan Bayezid II, Michel-Ange débarque à Constantinople avec Maringhi, un commerçant florentin, où il est attendu par Manuel, un drogman grec.

3-6. Avril 1506 : Michel-Ange, orgueilleux et conscient de son talent, peste contre le Pape Jules II, qui ne le reçoit pas et ne lui verse pas l’argent avancé pour la construction de son tombeau. Il retourne à Florence, furieux. Il reçoit alors un message du sultan de Constantinople lui proposant de construire un pont sur la Corne d’Or. L’argent promis mais aussi l’orgueil de Michel-Ange le poussent à faire le voyage, bien décidé à surpasser son rival, Léonard de Vinci, dont le projet a été refusé.»

Découvrez la suite dans le document.

A propos du livre "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants"

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, qui a reçu le Prix Goncourt des lycéens en 2010, est basé sur une anecdote peu connue de la vie du peintre et sculpteur Michel-Ange : l’invitation du sultan Bajazet II pour qu’il construise un pont sur la Corne d’Or à Istambul, projet sur lequel avait déjà travaillé Léonard de Vinci mais sans donner satisfaction au sultan. Mathias Enard envisage les faits dans l’hypothèse où Michel-Ange aurait accepté cette offre.

En 1503, l’artiste florentin laisse en plan le tombeau qu’il dessine pour Jules II, mécontent de ne pas être reçu ni payé par celui-ci. Il accepte alors le projet du sultan de concevoir un pont et débarque à Constantinople.  Il découvre la vie à Istambul, se lie d’amitié avec le poète Mesihi de Pristina et se laisse fasciner par la beauté d’une danseuse andalouse, sans se rendre compte qu’il est au cœur d’un complot visant le tuer et à nuire à la réputation du vizir Ali Pacha…

Mathias Enard

Écrivain et traducteur primé à de nombreuses reprises pour ses romans éclairants sur le monde oriental, Mathias Énard est un véritable virtuose des mots et un maitre de la culture de ces régions. Né le 11 janvier 1972 à Niort, en Poitou-Charentes, ce passionné d’Orient poursuit des études à l’École du Louvre en art islamique avant de s’intéresser aux langues arabes et persanes. Après son cursus et de nombreux voyages au Moyen-Orient, il s’installe à Barcelone où il anime plusieurs revues culturelles. C’est également à cette époque qu’il publie ses premières traductions : Épître de la queue, de Mirzâ Habib Esfahâni, un ouvrage persan obscène et satirique de l’acte sexuel ; et Yasser Arafat m’a regardé et m’a souri de Yussef Bazzi, une œuvre arabe au récit bref qui raconte le quotidien d’un jeune combattant durant cinq années de guerre civile. En 2010, Mathias Énard devient professeur à l’université autonome de Barcelone, où il enseigne la langue arabe.

En parallèle de son occupation d’enseignant et de traducteur, l’artiste s’essaie au métier d’écrivain et publie, en 2003, son tout premier roman, La Perfection du tir. Le récit, écrit à la première personne, plonge le lecteur dans l’univers angoissant de la guerre civile et pénètre dans les pensées troublées et troublantes d’un jeune tireur embusqué obsédé par la mort : « Je ne savais plus si j’étais celui qui tirait ou celui sur lequel on tirait. » L’œuvre est unanimement applaudie par le monde littéraire et se voit récompensée du prix des cinq continents de la francophonie et du prix Edmée-de-la-Rochefoucauld l’année suivante.

Si la carrière littéraire du jeune traducteur n’en est encore qu’à ses balbutiements, le succès, lui, est déjà au rendez-vous. Mathias Énard confirme définitivement son statut d’écrivain grâce à son roman Zone, publié en 2008 chez Actes Sud. L’œuvre atypique est composée d’une seule et unique phrase qui s’étend sur près de 500 pages, uniquement coupée dans les chapitres IV, XIII et XX par les pages d’un livre lu par le narrateur. Le récit, qui prend place dans un train italien, n’est donc qu’un long monologue sur le changement d’identité d’un homme précédemment engagé dans les services de renseignements. Véritable coup de génie tant sur la forme que sur le fond, Zone vaudra à son auteur d’être récompensé de pas moins de six prix littéraires, dont le prix Décembre, le prix Candide et le prix Cadmous en 2008, ainsi que le prix du Livre Inter et le prix Initiales en 2009.

La réussite le suit à chaque parution, chacun de ses romans étant couronné de succès et primé par la critique. Avec Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Énard reste dans le contexte oriental et évoque un voyage fictif que fit Michel-Ange à Constantinople sur invitation du sultan Bajazet II. L’œuvre lui vaut le prix Goncourt des Lycéens. Mais la consécration ultime arrive en 2015 grâce à son roman Boussole, une plongée au cœur de l’Orient tel que perçu par le monde occidental, pour lequel Mathias Énard reçoit le prix Goncourt.

Outre ses activités intellectuelles et littéraires, ce passionné d’art contemporain est également copropriétaire de la galerie d’art « Scrawitch » située à Paris, ainsi que des éditions du même nom qu’il a créées en 2011.

Informations techniques

ISBN numérique : 9782806237309-RES

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