Les Croix de bois

Analyse du livre

Les Croix de bois

Auteur : Roland Dorgelès

Analyse de : Dominique Coutant

5/5 (6 avis)

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Extrait de l'analyse du livre Les Croix de bois
Structure de cette analyse du livre
  • Introduction et contexte (1 pages)

    Roland Dorgelès, Journaliste et écrivain
    Les Croix de bois, L’horreur de la Grande Guerre

  • Résumé intégral de l'ouvrage Les Croix de bois (3 pages)

    L’intrigue des Croix de bois synthétisée en deux grandes parties

  • Présentation des protagonistes (2 pages)

    Étude des personnages : Jacques Larcher, Gilbert Demachy, Sulphart, Bouffioux, Bréval et Broucke

  • Analyse des clés de lecture (2 pages)

    La Grande Guerre, rappel historique ; Un roman de guerre

Que puis-je trouver dans cette analyse sur "Les Croix de bois"

Figurant parmi nos spécialistes les plus reconnus, Dominique coutant-Defer livre une étude détaillée des Croix de bois de Roland Dorgelès à destination des lecteurs du PetitLittéraire.fr, cette œuvre poignante qui les plongera au fin fond des tranchées, en plein cœur de la Grande Guerre…

Le résumé complet, qui fait suite à une introduction succincte, est augmenté d’un précis des personnages prenant part à l’intrigue. Sont ainsi décrits Jacques Larcher, le narrateur qui a surtout pour fonction de commenter l’action, et Gilbert Demachy engagé volontairement dans l’armée qui finit par regretter son choix face aux horreurs des tranchées. Ensuite, après avoir rappelé le contexte historique dans lequel s’inscrit le récit – la guerre 14-18 –, l’auteure de la fiche analytique aborde le genre de l’œuvre, assimilée à ce que l’on appelle « roman de guerre ».

A propos du livre "Les Croix de bois"

Les Croix de bois est un roman écrit par Roland Dorgelès et publié en 1919 aux Editions Albin Michel. Le roman Les Croix de bois est inspiré de l'expérience vécue par Roland Dorgelès durant la Première Guerre mondiale.

Dans Les Croix de bois, Roland Dorgelès raconte en effet le quotidien des soldats de l'armée française pendant la Première Guerre mondiale. Le roman est composé de différents chapitres qui se succèdent sans avoir de véritable lien entre eux : ils dressent différents tableaux de situations. C’est l’esprit de camaraderie que l’on peut ressentir dans l’armée qui forme, en quelque sorte, le liant de l’histoire. Le titre « Les Croix de bois » provient des croix de bois que les soldats dressent à la va-vite, le long des chemins du front, sur les cadavres de leurs camarades tombés au combat.

Né à Amiens en 1885 et mort à Paris en 1973, Roland Dorgelès, de son vrai nom Roland Lecavelé, est un écrivain et un journaliste français. Il est également membre de l'Académie Goncourt de 1929 à 1973. C’est son roman Les Croix de bois qui le rend célèbre, mais il est également l’auteur du Cabaret de la Belle Femme (1919), Saint Magloire (1922), Sur la route mandarine (1925), Partir... (1926) et La Caravane sans chameaux (1928), Le Château des brouillards (1932) et Quand j'étais montmartrois (1936).

Roland Dorgelès

Roland Lecavelé de son vrai nom, Roland Dorgelès est né à Amiens en 1885. Il grandit sereinement en banlieue parisienne avec sa famille. Ses parents étaient représentants de commerce. Après des études dans les arts décoratifs, Roland se lance dans le journalisme en collaborant avec plusieurs journaux comme Messidor et Paris-journal. À ces débuts dans l’écriture, il choisit son nom d'écrivain en souvenir de séjours thermaux de sa mère à Argelès dans le sud de la France.

En 1914, bien qu’ayant été deux fois réformé précédemment à cause de sa santé, il s'engage volontairement en se faisant appuyer par son patron au journal L'Homme libre, qui n’est autre que Georges Clemenceau. Roland est affecté au 74e régiment d'infanterie de ligne de Rouen le 21 aout 1914. Il combat en Argonne et au nord de Reims ; puis est transféré au 39e régiment d'infanterie de ligne et participe aux combats du bois du Luxembourg et à la Deuxième bataille d'Artois dans le cimetière de Neuville-Saint-Vaast en 1915 entre autres. Il rejoint ensuite l’aviation, devient élève pilote, est nommé caporal et reçoit la Croix de guerre.

De son expérience au front, il conserve de nombreuses notes qui inspireront son chef d'œuvre Les Croix de bois, qui raconte le quotidien des soldats français durant la guerre. Cet ouvrage publié en 1919 est un grand succès qui lui permet de gagner en notoriété. Le roman obtient le prix Fémina la même année. Il est également en lice pour le prix Goncourt, mais c’est finalement À l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust qui est récompensé, à quatre voix contre six.

À son retour de guerre, Roland entre au Canard enchaîné, où il rencontre Henri Béraud et Paul Vaillant-Couturier avec qui il se lie d’amitié. Entre 1917 et 1920, il publie dans ce journal La Machine à finir la guerre, un roman satirique écrit en collaboration avec son ami Gignoux. Il décrit entre autres les tranchées, les bruits, les visions du front et la vie quotidienne des soldats. Il publie également nombre d’articles du même genre. S’il utilise parfois le pseudonyme Roland Catenoy, il signe le plus souvent de son nom, notamment pour ses écrits les plus importants.

En 1923, il se marie à Hania Routchine, une chanteuse lyrique d'origine russe. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il voyage beaucoup et rédige de nombreux ouvrages : Sur la route mandarine (1925) et Partir… (1926) sont inspirés d'un séjour en Indochine.

En 1929, il succède à Georges Courteline à l'Académie Goncourt. Il sera élu président de l'Académie Goncourt en 1954, fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort. Roland Dorgelès fut également président de l’Association des écrivains combattants et a donné son nom à une distinction littéraire, le prix Roland Dorgelès créé en 1995 qui récompense deux journalistes (un de radio et un de télévision) se distinguant dans leur bon usage de la langue française.

En 1939, il devient correspondant de guerre pour l’hebdomadaire Gringoire. Mais dès l’année suivante, il se réfugie à Cassis, près de Marseille et stoppe toute collaboration avec le journal en 1941. Il s’installe ensuite à Montsaunès (Haute-Garonne) où il accueille son ami peintre Raoul Dufy pendant un an. Dorgelès raconte les évènements de la Seconde guerre mondiale dans Vacances forcées et Carte d'identité, tous deux publiés en 1945.

En 1960, après le décès de sa première épouse, il se remarie avec Madeleine Moisson. Il meurt le 18 mars 1973 à l’âge de 88 ans.

Informations techniques

ISBN papier : 9782806226969

ISBN numérique : 9782806226945

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